Le leader mondial des granulats pour béton prospecte sur 58 hectares, dans un quartier d’Albi, Pointe de Marre.
Les industriels sont en recherche permanente de nouvelles carrières car le sable, indispensable pour la fabrication du béton, disparaît. En effet, son renouvellement naturel est deux fois moins rapide que son utilisation, au vu du rythme effréné de construction de bâtiments.
Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) caractérise cette partie de la Pointe de Marre comme une zone agricole, une zone humide effective, ainsi qu’un réservoir de biodiversité. Les zones voisines sont définies comme zones naturelles à préserver.
De plus, le PLUi y souligne la présence d’un riche réseau hydrographique qui se jette dans le Tarn, où est pompée ensuite l’eau de nos robinets.
Les exploitations minières sont des activités polluantes. S’il venait à se concrétiser, ce projet de la pointe de Marre devrait faire l’objet d’une étude d’impacts environnementaux (EIE) sur l’eau, le sol, l’air, dans un but de protection des écosystèmes et de la santé publique pour les générations à venir.
Car il s’agit bien du « droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé », droit constitutionnel (article 1er de la charte de l’environnement de la République Française).
Alors, c’est l’écologie contre l’activité économique ?
Non. Les industriels eux-mêmes mettent déjà en place des alternatives au sable, comme les billes de verre ou le chanvre, deux ressources potentielles locales avec la VOA et nos terres agricoles. Les communes elles-mêmes peuvent orienter leurs politiques publiques : rénover plutôt que construire, choisir les matériaux innovants dans les bâtiments publics, soutenir les entreprises du futur par la commande publique.
Aux Albigeois de choisir.
Très bonne année 2026 !
N. FERRAND-LEFRANC, P. PRAGNERE, J-L. TONICELLO, N. HIBERT, C. MENDYGRAL
groupe.elus-minoritaires@mairie-albi.fr