La poste de la Madeleine ferme ses portes. La boulangerie du quartier également. Le Starbucks de la place du Vigan? Fermé. Bouchara ? Fermé. Épicerie, fleuriste… fermées. On n’en peut plus des vitrines vides.
Le centre-ville se meurt peu à peu, Albi se mue en ville-musée, les commerces de proximité et les services publics sont à la peine (le New York Times en a même parlé voici quelques années) Et qu’a fait, depuis 2014, la majorité de Mme Guiraud-Chaumeil pour arrêter l’hémorragie? Hormis quelques mesures superficielles censées soutenir les commerçants qui s’installent, peu de choses. On ne voit en tout cas pas de réelle stratégie pour rendre le centre-ville plus attractif, capable de répondre aux besoins quotidiens des Albigeois, et où les commerces auraient une chance de survivre.
Pour que le centre-ville soit un vrai lieu de vie, il faut des mesures d’envergure :
- un plan de rénovation de l’habitat urbain ;
- un projet ambitieux de revégétalisation ;
- l’installation d’aires de jeu et de loisirs ;
- des points d’eau, des toilettes publiques ;
- une politique de préemption des locaux vacants ;
- l’ouverture de crèches, la relocalisation de certaines écoles…
Cela ranimerait notre vieille cité avant qu’elle ne devienne une ville fantôme, désertée l’été par les touristes et les Albigeois qui ont les moyens de se mettre au vert. Albi qui bat régulièrement des records de chaleur doit se donner pour objectif prioritaire de redevenir une ville vivante, championne de l’adaptation au réchauffement climatique, le modèle dont nous rêvons tous.
N. FERRAND-LEFRANC, A.BERTRAND, M.EYRAUD, C. MENDYGRAL, N. HIBERT, P. PRAGNERE.«
« La Gauche Citoyenne et Écologiste »