Madame la Présidente,
La Technopôle Innoprod avec son hôtel d’entreprise seront, à n’en pas douter, un des sujets centraux de ce mandat, pour diverses raisons. Notamment la pertinence des choix de l’exécutif quant à l’utilisation de l’argent public.
C’est environ 50 millions d’euros qui ont été investis dans ce projet de pôle de création d’entreprises et d’emplois industriels, avec pour cœur de cible l’innovation et la technologie.
Notre groupe « Gauche citoyenne et écologiste » a fait le constat du peu d’entreprises créées : l’essentiel sont des entreprises relocalisées et hors du cœur de cible.
Nous avons fait le constat du peu d’emplois créés, ramenant le coût par emploi industriel induit à 800 000 euros, pour une moyenne nationale à 150 000 euros. Nous avons considéré que vous aviez « flambé l’argent public ». C’est un de nos points de désaccord.
Aussi pour débuter ce mandat avec es données d’un regard extérieur et reconnu, nous proposons que l’agglomération sollicite l’avis de la Chambre régionale des comptes sur la Technopôle. Nous attendons aussi que ce nouveau mandat voit l’installation du conseil de développement, promis en 2020 mais jamais mis en place.
Quant au développement de la Technopôle, quel est le projet de ce mandat ?
Car les résultats sont bien modestes : nous avons compté 62 emplois industriels créés en 16 ans, hors relocalisation et en adéquation avec les objectifs de la technopole. Soit 3,9 emplois par an, sans accélération sur la dernière mandature, malgré l’ancienneté de cet instrument public de développement économique. La Chambre Régionale des comptes permettrait de nous éclairer sur le sujet.
En tant que conseillers communautaires, nous demandons aussi un tableau de bord de l’activité de la Technopôle comprenant notamment :
- le nombre de créations d’entreprises et d’emplois du cœur de cible,
- le bilan des actions de promotion de la Technopôle, dont la contribution à cette synergie des entreprises hébergées.
- le devenir des entreprises « couvées ».
Nous demandons aussi d’avoir une visibilité sur la « file d’attente » des demandeurs.Par exemple pour ces ateliers technologiques : quelles sont les demandes actuelles ?
Quant à la grille tarifaire, nous remarquons qu’elle est quasiment au prix du marché et donc pas vraiment attractive alors que c’est l’objectif ! Nous regrettons que la difficile réalité d’un démarrage d’activité n’ait pas été prise en considération. Il aurait pu être proposé une progressivité du loyer, avec un loyer de base plus faible et une part additionnelle liée au chiffre d’affaire, pour alléger les charges fixes qui pèsent lourd quand on se lance.
Pour ces raisons, nous nous abstiendrons sur cette délibération.
Notre Collectivité est-elle candidate pour « territoires électrification » ? 100 territoires d’électrification : appel à volontariat d’ici l’été 2026. 100 territoires seront accompagnés pour accélérer l’électrification sur trois axes :
- L’électrification des transports routiers et le déplacement d’infrastructures de recharge pour les véhicules électriques, en voirie, à domicile ou chez les employeur
- L’accompagnement ciblé des ménages pour la sortie du fioul
- La planification de la sortie accélérer du gaz en incluant un accompagnement financier des ménages
Notre territoire est particulièrement dépendant des énergies fossiles (cf. bilan PCAET) : fioul en rural et gaz en urbain.
Évidente nécessité pour notre agglomération d’un engagement fort pour la transition écologique (sortie des fossiles, baisse des GES) et pour répondre aux difficultés sociales présentes sur le territoire. La Transition écologique commence par la diminution de la consommation d’énergie, pas seulement l’électrification.
Nous serons particulièrement vigilants aux réponses à ces questions que pourra apporter le projet de développement économique de ce nouveau mandat.
Nathalie FERRAND-LEFRANC, élue « Albi est à vous »